Aggravation

  • Kibla Portal, Maribor, Slovenia

Aggravation
2014

Tirage fine art 18x24 cm.
Cadre bois doré à l'or 22 carats, 34x40 cm

Au détour d'une rue à Bruxelles, une fenêtre semble dévoiler les désirs plus ou moins conscients d'une personne :
Un habitant partagé entre une idéologie à laquelle il aspirerait et quelque chose de plus pulsionnel.
Il arbore ainsi sur sa fenêtre :
Un logo accompagné d'un slogan habituellement anti-nazi détourné, qui dit ceci: «J'aime mon quartier, je jette mon chien».
L'autre affichette est un portrait de Marx, avec une citation qui lui serait attribuée. (La citation est en fait de Thomas Joseph Dunning citée par Marx dans le Capital.)

Le capitalisme a rompu de façon irréparable l’interaction entre les êtres humains et la terre, (Le commerce et l'industrie à grande échelle ont provoqué l'appauvrissement des sols, le gâchis de ses nutriments, le développement de la pollution et des déchets urbains), et selon Karl Marx le problème exige une restauration métabolique.
Alors si l'intention était de diffuser une parole marxiste, en s'opposant au capital tout en s’arrangeant avec les références, et en jetant le chien du voisin car considéré comme de la vermine, à l'évidence c'est un échec.
Il y a ici une manifestation spontanée d’un désir destructeur qui mène à une aporie politique.

Le détail, ces images aux propos péremptoires sont affichées sur un rideau avec des petits-canards brodés, tous en rang.
Je ne cesserais de me demander si je suis face à un cynique plein de ressentiment, à une figure de l'idiot effronté, ou devant la plus pure innocence....

De cette proclamation surgit un fantasme exposé à la vue de tous. Sur cette fenêtre impudique, le plaisir d'annoncer le désastre à venir.

Aggravation
2013

Photograph, Fine art printing. Frame with gold leaves.
Dimensions : Photo 18×24cm ; Frame 34×40cm.

The photo was taken in Brussels, at a street corner. A window reveals a certain interest to capture the more or less conscious desires of a person. A resident divided between his deep convictions and something more pulsional, or objective.

The pictures are then displayed :
A logo usually accompanied by an anti-Nazi slogan was hijacked. It now reads: “I love my neighborhood, I trash my dog.”
A poster that is a copy of a portrait of Karl Marx, with a quote attributed to him. (The quote actually belongs to Joseph Thomas Dunning cited by Marx in "The Capital".)

Capitalism broke irreparably interaction between human beings and the earth. (Trade and large-scale industry have caused soil depletion, the misuse of its nutrients, development of pollution and urban waste)

According to Karl Marx, the problem requires a metabolic restoration.
So if the original intention was to spread a Marxist speech, by opposing to the capital and in the meanwhile arranging with references, or by throwing the neighbor's dog because regarded as vermin, well, obviously this was a failure.

It is a spontaneous manifestation of desire, albeit a destructive desire. The desire to destroy,  including the point of becoming locked in a contradictory logic, caged in a political aporia.

And then the compelling images accompanied by peremptory remarks are displayed on a embroidered curtain with  little ducks all in line.
I will never stop wondering if I’m facing a cynical perversity? A figure of brazen idiocy? Or if I’m standing face to front before the purest innocence. From this proclamation arises a fantasy exposed to the naked eye.  On this shamelessness window, the pleasure in announcing any and all upcoming disasters.